Thursday, September 29, 2011

Critiques de la semaine (3)

Batman #1

Scott Snyder prouve encore une fois qu’il est l’auteur destiné à écrire Batman de façon originale, amusante et surtout, excellente! Bruce Wayne est à nouveau le seul et unique à porter l’identité de Batman, Dick Grayson ayant repris celle de Nightwing, laissant son mentor reprendre sa personnalité. Le tout débute en grand alors que Batman prend d’assaut l’asile d’Arkham et y combat les détenus; Killer Croc, Two-Face, Riddler, Professor Pyg, Clayface et j’en passe, le tout dévoilé avec une narration intérieure de Batman qui relate un jeu-questionnaire télévisé qui s’inspire de Gotham, qui s’appelle « Gotham is… ». L’introduction est géniale puisqu’elle permet d’étaler les éléments qui constituent la mythologie de Batman pour un nouveau lecteur tout en permettant de faire avancer le récit; la raison pour laquelle Batman prend d’assaut Arkham est simple, il veut libérer le Joker. Bien sûr, on ne découvre que plus tard son motif, mais laissons le mystère plané, le véritable ennemi étant bien plus ancré dans l’architecture même de Gotham que Batman ne l’a jamais imaginé. L’artiste pour ce premier numéro est Greg Capullo, un vétéran de Spawn, Haunt et Creech chez Image Comics; des antihéros sombres et violents, il est donc loin d’être un néophyte pour ce genre d’histoire et de personnages. Ici son style est parfait, tanguant vers le « cartoon » et me lançant dans mes premiers contacts avec Batman avec The Animated Series tout en gardant cette touche d’héroïsme absolu, de noirceur et de courage qui accompagne le personnage. On y retrouve même une touche de Frank Miller dans certains panneaux où Batman se cache dans l’ombre. C’est tout simplement génial! Le seul commentaire négatif qui me vient en tête serait au niveau des couleurs, qui fonctionnent, mais qui ne me plaisent pas vraiment, penchant plutôt vers un côté « terreux » avec une multitude de bruns et de couleurs maussades, ça cadre avec le look sombre et sale de la ville, mais ce n’est pas très attrayant pour l’œil. Somme tout, si vous n’avez qu’un titre de Batman à lire, c’est celui-ci! 5/5

Catwoman #1

Catwoman a été immortalisée au cinéma par Michel Pfeiffer dans les années 90 avec son look sexy et déterminée. Judd Winick s’en est inspiré pour écrire ici une réinterprétation du personnage; le tout débute par une explosion, en effet, Selyna Kyle n’a que quelques secondes pour enfiler son costume de cuir, prendre ses nombreux chats et déguerpir de son appartement avant que des hommes de main l’ayant traqué pour un vol qu’elle a commis ne foutres le feu. Sans un sou, elle décide de prendre refuge chez une amie et celle qui lui refile des « boulots », cependant celle-ci lui demande une faveur et l’envoie faire un vol chez un mafioso russe lors d’un party bien arrosé. Tout tourne mal lorsqu’un élément de son passé la rattrape et qu’elle décide de se venger de l’homme lui ayant tout pris. Que serait Catwoman sans Batman? Celui-ci la rejoint à la fin et *roulement de tambours* une scène de sexe survient, qui a choqué une bonne partie de la communauté en ligne. Personnellement, j’ai trouvé le tout plutôt banal, étant donné que Catwoman et Batman sont ensemble depuis si longtemps, m’enfin, c’est la vie! L’artiste, Guillem March est à son meilleur, Catwoman se déplace comme un félin, avec grâce et agilité de panneau en panneau, le tout, ponctué d’innombrables détails! 4/5

Red Hood and The Outlaws #1
Nous avons droit ici à une nouvelle série où un trio d’ancien sidekicks tente de trouver leur place dans le monde. Il s’agit de Red Hood (le 2e Robin, Jason Todd), Arsenal (Roy Harper, l’ancien sidekick de Green Arrow) et de Starfire (une extra-terrestre au pouvoir immense, ancienne membre des Teen Titans). Le numéro débute avec une scène d’évasion de prison, en effet, Red Hood vient libérer Arsenal d’une mort certaine dans un pays arabe, le tout exécuté avec une violence extrême, nous sommes loin des superhéros aux principes de justice et de pacifisme ici, il s’agit plutôt d’un tout autre type de justice, beaucoup plus sombre et près du vigilantisme absolue que de l’héroïsme. Nos « héros » se la coulent douce par la suite dans un pays du sud, profitant du soleil et de leur liberté, jusqu’à ce qu’un personnage mystérieux plonge Red Hood dans son passé et que celui-ci tente de venir en aide, mais trop tard, à d’anciens alliés. Scott Lobdell nous offre un récit plutôt bien réussi, qui n’est pas des plus originaux, mais qui suscite la curiosité pour les prochains numéros. L’artiste, Kenneth Rocafort, est d’un fort calibre, son style particulier rappel même la peinture à l’eau à l’occasion (aussi fou que ça puisse sembler, ça fonctionne vachement bien ici)! Seul hic du numéro, le personnage de Starfire, bien qu’une extra-terrestre et donc « inhumaine », agit comme une chatte en chaleur avide de sexe dans tout le numéro, ce qui est plutôt décevant, en espérant que l’auteur et l’artiste ajusteront le tir pour les prochains numéros! 3.5/5

Nightwing #1
Dick Grayson est de retour dans un territoire qui lui est familier; il reprend son identité de Nightwing après avoir été Batman pendant une année. Son passé à lui aussi le rattrape, alors que le cirque de Haley, où lui et sa famille ont été trapézistes avant leur mort, est en ville. Il décide donc d’aller les saluer pour enterrer sa peine et pouvoir continuer sa vie, l’esprit en paix, cependant un homme mystérieux l’attaque après cette visite et il n’a que quelques secondes pour devenir Nightwing et poursuivre cet attaquant! Ce qui me plaît du personnage c’est sa différence avec Batman, oui, il est un formidable combattant, un excellent détective et le meilleur acrobate au monde, mais au fond il est beaucoup plus joyeux, moins confiant et plus « humain », plus près des gens normaux que Batman ne le sera jamais. C’est donc sourire aux lèvres qu’on découvre ou qu’on redécouvre Dick comme un grand frère perdu et que lorsqu’il passe à deux doigts de la mort, on s’accroche à lui, car il n’est, après tout, qu’un simple homme. L’artiste du numéro, Eddy Barrows, a un style qui cadre bien avec l’acrobatie du personnage, ses points de vues sont très cinématiques et jamais « typiques », ce qui est accrocheur, d’ailleurs, une scène de bagarre où un pauvre voyou se fait casser littéralement la gueule contre un mur de brique m’a fait grincer les dents tant le réalisme était au rendez-vous. Bref, pour autre chose que Batman, Nightwing est plutôt bien, de plus, comme Scott Snyder et Kyle Higgins (l’écrivain de ce numéro) sont amis dans la vie, des éléments de ce numéro ce retrouve dans Batman #1 et vice-versa, un plus, si vous lisez les deux! 4/5


Legion of Superheroes #1

J’avais envie d’un fix SF. Legion Lost m’a horriblement déçu la semaine dernière, alors j’espérais trouver mon comble avec Legion of Superheroes, qui se déroule dans le futur de l’univers de DC, au 31e siècle. Mais, malheur que le tout fût mauvais… Trop de personnages, aucune introduction, des concepts et du « name-droppping » par-dessous le marché, bref, je ne saurais même pas comment résumé ce numéro ou encore vous nommez le nom d’un seul personnage présent à l’intérieur et son pouvoir. L’artiste était « correcte » mais rien d’extraordinaire non plus. Bref, j’abandonne pour les prochains numéros. 1/5

Wonder Woman #1

Vous allez vous dire : Wonder Woman… sérieusement? Eh oui, c’est probablement un des meilleurs #1 de septembre! Écrit par Brian Azzarelo (100 Bullets) et dessiné par Cliff Chiang, ce titre était sensationnel tellement, que pour le lire j’ai dû l’acheter sur comixology et le lire sur mon téléphone intelligent, car le soir même, il n’y en avait plus en stock chez mon libraire.
Azzarelo apporte la mythologie grecque au titre en y ajoutant des éléments d’horreur, le tout ponctué d’un mystère surnaturel; résultat, un titre franchement amusant avec un personnage méconnu! Un dieu s’amuse avec trois jeunes femmes et il les utilise comme Muse pour connaître l’avenir, la narration est alors de leur point de vu lorsqu’on saute à l’action et qu’une jeune femme se fait poursuivre par Hermès qui tente de la sauver, coûte que coûte, et qui l’envoie directement dans l’appartement de Wonder Woman, qui dort. L’humour est au rendez-vous et Wonder Woman découvre l’importance de la jeune femme qui vient d’atterrir chez elle au beau milieu de la nuit! De l’action, de l’héroïsme et une scène particulièrement dégueulasse incluant des chevaux sont au rendez-vous, ça, c’est un titre de Wonder Woman digne d’être lu! Pour tous les récalcitrants (et vous êtes nombreux!) donner une chance à ce titre, vous n’en serez pas déçu! 5/5

0 comments: