Friday, September 9, 2011

Critiques de la semaine (1)

Comme promis, voici les critiques des comics de la semaine que j’ai acheté et lus.

Animal Man #1 : Buddy Baker, un père de famille aimant et un superhéros à la retraite, possède le don de communier avec le monde animal et de posséder les caractéristiques de ceux-ci (comme la force d’un éléphant, l’agilité d’un jaguar, etc.). Cependant, sa vie de héros lui manque et lorsque son fils entre en trombe dans la cuisine en hurlant qu’un homme a pris en otage un hôpital bondé d’enfant , Animal Man décide d’intervenir. Cependant lorsqu’il a maitrisé le suspect, ses yeux et ses oreilles se mettent à saigner de façon étrange et la nuit, lorsqu’il dort, il fait des rêves horrifiques.

Animal Man est avant tout un livre sombre, où l’horreur et l’héroïsme se mêlent. Jeff Lemire est donc un nom à retenir et à surveiller prochainement. Côté art, Travel Foreman offre un dessin simpliste et moderne. Son style est efficace, mais un peu trop minimaliste à mon goût, cependant la séquence du rêve à la fin est tout simplement g-é-n-i-a-l-e!
3.5/5



Swamp Thing #1 : Alec Holland est mort il y a des années dans un marécage pour en ressortir en tant que Swamp Thing, un avatar de la nature. Cependant, ici, Alec Holland s’est réveillé dans le marécage où il est mort, dans son corps humain, mais avec les souvenirs d’avoir été Swamp Thing. Il cherche donc à comprendre ce qui s’est passé et surtout, retrouver sa place dans le monde. Scott Snyder est un maître raconteur, pour l’instant, il est probablement l’auteur le plus talentueux du monde des comics américains. Swamp Thing est avant toute chose un livre d’horreur et Scott Snyder n’hésite pas à le montrer à travers d’étranges événements liés à la nature. Côté art, Yanick Paquette, un québécois montréalais, illustre à merveille Swamp Thing, il le fait avec minutie, n’omettant aucun détail et surtout en brisant le moule typique des panneaux carrés et sobres pour offrir un dynamise éclectique qui cadre parfaitement avec l’anxiété du moment présenté! C’est simple, efficace et réalisé d’une main de maître!
4.5/5


O.M.A.C. #1 : Écrit par Dan Didio et Keith Giffen, ce livre est un hommage au personnage créé par Jack Kirby, tout rappel les titres classiques des années 60/70 de Marvel comics, que ce soit au niveau des dessins ou de l’écriture et des moments « over the top » qui sont présentés. O.M.A.C. est en fait Kevin Kho, lorsqu’il est contrôlé et transformé par Brother Eye, un satellite à l’I.A. très avancé qui possède son propre agenda de vengeance et de contrôle. O.M.A.C. est l’acronyme de One Machine Army Corps et cela paraît lorsque celui-ci prend d’assaut à lui seul une base secrète de Cadmus pour aller y dérober une information vitale à Brother Eye. Ça brasse, ça cogne et c’est amusant!

Si j’avais 12 ans, c’est probablement le titre que j’aurais privilégié sur les autres tellement c’est rempli de couleurs et de tapes sur la gueule!
3/5


Justice League International #1: En réponse à l’efficacité de la Justice League, les Nations unies décident de former leur propre équipe de justicier qu’ils pourront « contrôler ». Booster Gold est donc élu leader de l’équipe et cela enrage Guy Gardner (un des quatre Green Lantern) qui est plutôt déçu de ne pas être le leader et de perdre ce rôle à « Jokester Gold »… Comme tout bon comics d’équipe, on a droit à de l’humour subtil et une certaine synergie lors des passes d’actions. C’est classique à souhait et ça suit une certaine linéarité familière à quiconque a déjà lu des comics auparavant. Bref, une très bonne immersion vers une équipe aux membres moins familiers que les gros canons de la Justice League! Lopresti, l’artiste pour ce numéro possède un style simple, propre et efficace. Rien d’extraordinaire, mais rien de mauvais. À suivre pour le prochain numéro!
3/5


Stormwatch #1: Stormwatch est à la base un concept issu de l’univers de Wildstorm comics, fusionné avec le relaunch, avec l’univers de DC. Ces personnages sont donc tous nouveaux pour moi. Paul Cornell explique alors que Stormwatch est une organisation secrète vouée à protéger l’humanité des menaces courantes comme les invasions extra-terrestres, démoniaques ou encore, comme dans ce premier numéro, à la Lune! Oui oui, la Lune abrite en fait une entité ancienne tout droit sortie d’une histoire de Lovecraft! C’est grandiose et fou tout à la fois. Certains personnages tentent de comprendre ce qui se passe alors qu’une autre équipe tente de recruter l'homme le plus puissant du monde, Apollo, qui refuse catégoriquement d’être un superhéros malgré sa force et sa quasi-invincibilité qui rivalise celle de Superman! Le tout va pour le mieux jusqu’à ce que Midnighter maîtrise avec facilité les membres de Stormwatch qui voulait recruter Apollo… Du grand Paul Cornell!

L’artiste, Miguel Sepulveda offre quelque chose de différent. Son art est simple et efficace. J’ai particulièrement aimé les scènes où J’on J'onzz se métamorphose en vert géant, ça frappe et ça montre à quel point les membres de cette société secrète sont puissants!
4/5

Green Arrow #1 : Oliver Queen est un riche homme d’affaires avec un talent indéniable pour le tir à l'arc et un désir amer de justice. Il est donc un Robin des Bois des temps modernes, entourés de son équipe qui l’aide à distance avec plusieurs appareils sophistiqués développé par sa firme, Q-Core. Un mix de Tony Stark et de Batman, Green Arrow est bien plus que ça, cependant. Dans ce premier numéro, notre héros se rend à Paris pour mettre sous les barreaux trois criminels qui s’apprêtent à attaquer un yacht. Cependant, le chasseur peut devenir la proie facilement… C’est classique, simple, rempli d’action et de « coolness », l’écriture me rappelle un peu les films de James Bond et Mission Impossible avec un petit je ne sais quoi qui rend le tout agréable à lire et surtout, à voir.

L’artiste Dan Jurgens démontre alors tout son talent en dessinant panneau après panneau d’excellents moments pleins de rebondissements et d’action. Le tout fonctionne plutôt bien dans l’ensemble et le nouveau design de Green Arrow me plaît particulièrement!
4/5

Detective Comics #1: Tony S. Daniel n’est pas un néophyte côté Batman. En effet depuis quelques années déjà il a réalisé l’art au côté de Grant Morrison pour R.I.P. et par la suite il s’est attaqué à l’écriture, avec un peu moins de succès… Ici, il revient en force et montre à quel point il a progressé dans ce domaine. L’histoire est du Batman classique se rapprochant des films de Nolan en offrant un Batman « humain » qui peut faire des erreurs… Quoi de mieux pour un premier numéro que d’offrir le Joker, l’antithèse de Batman, comme antagoniste de choix! Cependant, le Joker n’agit peut-être pas seul et est plus fou que jamais, comme le démontrent les deux dernières pages qui sont sublimes et dérangeantes! Tony S. Daniel a aussi beaucoup évolué dans son art, qui est plus réaliste et moins « sculpté » pour ainsi dire, l’action est fluide et riche en détail. Nous avons donc droit à Tony S. Daniel à son meilleur! Ce n’est pas la run de Scott Snyder que nous avons eu droit avec les 10 derniers numéros de Detective Comics, mais ce n’est pas très loin derrière! À suivre, pour tout amateur de Batman!
5/5

Action Comics #1: Qui de mieux pour relancer la plus vieille série de superhéros au monde que Grant Morrison, « The Man »? Ici on retourne à la source, Superman à ses débuts; il est arrogant, trop confiant de lui-même et possède un sens de la justice un peu extrême lorsqu’il s’attaque à un des hommes les plus riches et corrompu de Métropolis pour lui soutirer une confession devant les policiers, impuissants et dépassés par le surhomme devant eux. C’est magique à souhait, rempli d’action et d’intrigue et on a enfin droit à un Superman auquel on peut s’attacher, qui est « humain » et surtout, vulnérable. Superman saigne et peut être blessé, ici, et c’est tant mieux! Je ne croyais jamais dire ça un jour, mais j’aime désormais Superman, à condition qu’il soit écrit et raconté par Grant Morrison!

L’artiste, Rags Morales, offre des panneaux fluides et remplis de mouvements et de détails qui nous émerveillent de voir Superman en action pour la première fois. Il s’agit d’un de ces rares numéros où toutes les étoiles sont alignées pour offrir quelque chose de magique et de parfait!

Que vous aimiez ou non Superman, vous devez au moins lire ce numéro, il faut le voir pour le croire!

5/5 et haut la main!

Voici donc ce qui conclut mes critiques de la semaine. Si vous n’avez qu’un comic à lire cette semaine, je vous suggèrerais Action Comics #1, sinon Detective Comics #1 (pour les fans de Batman, comme moi! ;) )

4 comments:

richard tremblay said...

Animal Man m'intéresse. Par contre il est inconnu au bataillon sur Amazon.ca, puisque sous ce titre on offre autre chose (mais une bd tout de même). As-tu les coordonnées de cette bd ?

Alamo St-Jean said...

Salut Richard,

en fait Animal Man existe depuis les années 60 comme personnages et au fil du temps plusieurs auteurs ont aggrandit les histoires gravitant autour du personnage.

Pour ma critique, il s'agit d'une #1 de la nouvelle vague des comics de DC, encore disponible dans les librairies de comics américains, ou sur le net, sans aucun doute.

Je préfère et de loin allez chez Librairie Millénium à Montréal (qui offre aussi un service en ligne! ;) )

www.milleniumcomics.com

Ce n'est pas nécessaire non plus de lire les volumes précédents pour apprécier celui-ci, puisque ce sont des numéros 1, on peut facilement s'y plonger et apprécier l'histoire et le personnage sans aucun préalables.

richard tremblay said...

Merci, je prends note de Millenium.

Lordius said...

super blog

Je te propose un échange de liens :

http://lordius1er.blogspot.com/

Lordius